L'Ardennais, un cheval aux qualités nombreuses.
Quelle erreur ce serait que de considérer uniquement l'Ardennais comme un cheval de trait lourd à la destinée, depuis toujours vouée à l'agriculture.
Ainsi que le souligne très justement Paul Laurant, ancien directeur de la Foire de Libramont, dans son ouvrage "Spirou, l'ambassadeur ardennais", l'Ardennais doit toutes ses vertus, sa légende, sa réputation universelle aux qualités qu'il détient du biotope de l'Ardenne, étant, de tout temps, associé au massif forestier qui occupe la plus grande partie du territoire.
"Avant de devenir laboureur, ce qui est relativement récent, il était compagnon des bûcherons si les réquisitions militaires lui en donnaient le loisir. Car il est, avant tout, artilleur, voiturier (attelé à des voitures transportant des personnes ou des marchandises, de diligence ou de tramway,) voire camionneur."
Depuis très longtemps la présence du cheval attelé est attestée. Les Gaulois représentaient le cheval monté par Epona, la déesse protectrice des chevaux et des cavaliers.
La cavalerie romaine s'est remontée en Gaule et Jules César disait de l'Ardennais qu'il était un cheval sobre, rustique, infatigable. Les Trévires en firent un cheval d'arme.
Les Romains le préfèrent pour leur cavalerie.
Au Haut Moyen Age, il trouve sa place dans les armées en Occident. Au 16e siècle, bien que très recherché par le Service de la Cavalerie, son élevage déclina, victime des guerres incessantes de Louis XIV. Plus tard, le Maréchal de Turenne le définit comme étant le cheval parfait pour la selle et le trait léger.
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En 1794 l'Ardennais assura la remonte des Hussards. Il supporta la retraite de Russie de la Grande Armée. Il vécut Waterloo avec les cuirassiers français. Par après, le voilà déclaré apte à l'artillerie mais impropre à la selle.
En 1870, il devint l'auxiliaire du laboureur, prenant la relève des boeufs.
L'heure de gloire d'une des ses prestigieux représentants "Spirou" appartenant aux frères Mathieu de Foy-Bastogne, sonna dans l'enceinte de l'exposition universelle de Paris en 1900.
Un concours y était réservé aux Ardennais français et belges qui réunissait 65 concurrents se disputant 24 prix. 22 de ces prix furent enlevés par les Ardennais belges et Spirou fut proclamé 1er prix.
Cela lui valut d'affronter tous les étalons de toutes les races présentes ayant obtenu un 1er prix.
La couronne fut pour lui avec le titre de champion des races de trait françaises. Il fut ensuite vendu au prix de 20.000 florins or (250.000€) et fit le bonheur de haras en Moravie.
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Aujourd'hui que l'agriculture s'est fortement modernisée, le tracteur, notamment, évinçant le cheval, l'Ardennais a-t-il encore un avenir ? Certainement.
Ce devenir le stud book de la " Société Royale : Le Cheval de Trait Ardennais " avec l’aide du Centre européen du cheval créé à Mont-le-Soie - Vielsalm, ,avec l'appui de l'Université de Liège et de Wallonie-Bois, ainsi que le soutien de la Région wallonne, en tient les rênes. Son objectif est de développer, avec les mesures scientifiques de ses partenaires, un Ardennais moderne, irremplaçable dans le travail durable en forêt et apte à l'attelage et tourné vers les activités de loisirs et sportives.
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